le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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par Jean-Pierre Babin *
* Président de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) de novembre 2005 à mars 2006, puis trésorier de cette même association durant quelques mois jusqu’à la déclaration d’un cancer des os. Il est actuellement en rémission de cette souffrance.


Chères sœurs et chers frères humains de toutes couleurs, quel intérêt a t-on à se placer comme disciple d’une religion ?
- Nous devons respecter les règles établies par des hommes.
- Nous devons suivre des offices ennuyeux.
- Nous devons remettre de l’argent aux religieux.
- Nous devons croire en des promesses dénuées de raison.
- Et bien entendu  j’en oublie, et de plus belles !


Pour autant doit-on accepter le matérialisme total ?
- Il se montre désespérant.
- En nos cœurs on ressent de la beauté, de la bonté.
- Mais parfois aussi de la haine, des envies de meurtres.
- On se dit « il doit bien exister quelque chose » (1) ?
- Mais quel nom donner à ce quelque chose ?


(1) « quelquechose » : Le Tao dit « le nom que l’on peut prononcer n’est pas le nom » ceci pour éviter de dire « Dieu » qui demeure plus une question qu’une réponse ; ainsi que tout autre nom de « déité » quelque soit la foi reconnue …


Les Indiens affirment que la parcelle humaine « Atman » est reliée à la totalité « Brahman », et qu’à notre extinction, l’atman se dissout dans Brahman. Le Bouddha nous promet le Nirvana, sans bien le définir. Mais il serait la fin de nos réincarnations qui se produisent tant que notre karma n’est pas suffisamment pur. Les « gens du livre » - judaïsme, christianisme, islam - nous promettent une vie éternelle. La mort sera vaincue, nous ressusciterons dans un paradis qui nous attend pour une vie éternelle. Les prêtres iraniens nous parlent également d’une fin des temps, de la victoire du bien sur le mal, puis d’un jugement des êtres ; les bons trouvant une place privilégiée. Les religions coutumières placent des âmes en chaque être ou objet (2), et mettent tout en relation et en interdépendance. Les justes rejoignent également des lieux célestes de lait et de miel (3).


(2) ndlr - dans le cas de l’animisme, mais non pour les religions coutumières d’Afrique noire où les ancêtres et divinités ne sont pas confondus avec les objets et les lieux qui leurs servent d’autel.
(3) ndlr – en Afrique noire, sauf en cas de mal-mort, toutes les âmes des défunts survivent dans un au-delà non précisé.

 

Alors pourquoi une religion, des clercs, des dogmes, de l’argent, des promesses ? Et pourquoi pas une spiritualité ? Une foi ? Un mysticisme ?
- Mais pouvant être reliée à la raison et à la science.
- La recherche d’une « Conscience ».
- L’appel d’un « Esprit ».
- Le désir d’une protection face à la maladie, à la mort.
- Le besoin de se sentir aimer par ce fameux « quelque chose »


Partons d’une évidence : nous sommes de la matière qui au cours des millénaires a pris vie, puis conscience, donc, qui pense. Ou, au contraire, nous sommes des esprits qui se sont matérialisés et ont pris corps. Les deux chemins nous conduisent aux mêmes questions : ce que nous sommes, ce que nous pensons, disons, faisons. Une seconde évidence : le bien et le mal sont des notions que l’on perçoit clairement, et chacun de nous comprend les différences entre ces deux routes. L’homme croyant ou incroyant peut devenir bon comme mauvais. En troisième point : nous ne savons rien de la vie après la vie, comme du sens de la vie, pourquoi la vie plutôt que rien ? En quatrième point : faut-il suivre les philosophes ou les prophètes ?


bouddhisme_page_de_meditation.jpgJe pense qu’il convient de demeurer pour encore quelques siècles voir millénaires, du moins tant que l’homme ne se sera pas fondamentalement amélioré, fidèles aux dix commandements de Moïse ; que nous nous remémorons (mais tout discours humaniste vaut cela) :
- Tu adoreras « quelque chose » seul et tu l'aimeras plus que tout
- Tu ne prononceras le nom de « quelque chose » qu'avec respect.
- Tu sanctifieras le jour de « quelque chose ».
- Tu honoreras ton père et ta mère
- Tu ne tueras pas.
- Tu ne feras pas d'impureté.
- Tu ne voleras pas.
- Tu ne mentiras pas.
- Tu n'auras pas de désir impur volontaire.
- Tu ne désireras pas injustement le bien des autres.


Pas plus ni moins pour le moment. Et déjà cela ne sera pas si facile ! si l’homme s’en tient à ces commandements cela changerait déjà beaucoup la face de la planète. En effet, le sermon sur la Montagne me semble « trop en avance » car l’homme avant de faire le bien et d’aimer doit déjà accepter de ne pas faire le mal, et de ne pas tuer, tromper, mentir, etc.


Je dénonce également les Eglises qui commercialisent la spiritualité en la détournant à leurs avantages. Une foi laïque apparaît possible. Un quelque chose « naturelle » nous domine, nous guide, nous aime, nous sert de modèle. Peu importe son nom.


Bon courage, Chères Sœurs et Chers Frères humains de toutes couleurs.


Message du 6 octobre 2010 par un être perdu dans la multitude.

 

Cet article a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne le 31 janvier 2012 sur le site de la Congregazione Italiana Cristiano Unitariana (lien).

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 11:54
- Par Jean-Pierre Babin - Publié dans : CU 2012, articles - Communauté : Religions en toute liberté
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